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Voici un résumé de la conférence qui a été menée le 22 septembre 2007, au festival du jeu vidéo à Paris Est Montreuil, sur le thème des jeux vidéo indépendants et amateurs, et la création de jeux vidéo.
Créer un jeu vidéo en tant qu'amateur
Intervenants :
Maël Barthelemy (DK Project)
Nicolas Briere (Son Of Destiny)
Thomas Moulard (Games Creator Network)
Boud (Dirty Conscience)
(Représentant Absent)
Welldone (Synapse)
Prélude (Synapse, GameOnNet)
Ebene Zolli (Créajol)
- Les amateurs se tournant vers le milieu professionnel doivent
plutôt se tourner vers les grandes sociétés dominantes ou vers les
sociétés indépendantes ?
Si il faut garder à l’esprit que les grands studios sont moins
réceptifs, il ne faut pas non plus oublier qu’ils sont toujours en
recherche de nouveautés. Il est donc toujours bon d’essayer et autant
passer un entretien, même si cela n’aboutit pas à un contrat
d’embauche est toujours formateur.
Par ailleurs le fait d’être issu du milieu amateur est rarement vu
avec dédain ; au contraire les recruteurs repèrent les projets :
l’amateur ne doit pas avoir peur de montrer ce qu’il sait faire !

- J’ai un projet complet sur papier, mais il me manque des compétences pour le réaliser. Que puis-je faire ?
La communauté du jeu amateur, multidisciplinaire, est très ouverte
et regorge de talents disponibles. Néanmoins, afin d’avoir un retour
positif, il est nécessaires de préciser ses propres compétences. Il est
important de noter que se poser uniquement comme « chef de projet »
n’est pas envisageable dans le cadre du jeu amateur (du fait de la
taille très réduite des équipe et des petits moyens) et aboutit la
plupart du temps à une stagnation du projet.
Il est également important, si possible, de séparer les postes de
game designer et de chef de projet : le game designer doit laisser
libre cours à son imagination là où le chef de projet doit rester
réaliste et poser des bornes.
-Y a-t-il un âge minimal pour présenter un projet ? Un âge requis ?
Tout d’abord, il faut respecter une certaine « nomenclature de
dossier », qui avec le travail fournit, doit montrer la maturité de
l’auteur.
Ensuite, il y a des variations selon la « cible » de la
présentation. Si il s’agit d’un développeur, il n’y a généralement pas
de limite d’âge pour être embauché.
En revanche, si l’on présente à un éditeur (se qui sous entend
une recherche de financement), il faut alors se battre contre certains
préjugés, il faut être capable de convaincre que l’on sera capable de
tenir des délais, des objectifs… Par exemple, une personne expérimentée
sera considérée comme moins susceptible de « laisser tomber » qu’une
personne inexpérimentée.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que plus le projet sera ambitieux, plus grande sera l’expérience attendue.
- Est-il possible de développer un
projet indépendant à plusieurs en travaillant uniquement à distance, ou
l’équipe doit-elle nécessairement se voir « en chair et en os » ?
Il est tout à fait possible (exemple : Son of Destiny à été
developpé essentiellement via internet pendant plus de cinq ans), bien
que contraignant, de développer un projet uniquement à distance. Cela
demande d’être très organisé et d’utiliser les bon outils : messagerie
instantanée comme MSN messenger (échanges brefs), Skype (débats avec plusieurs
membres de l’équipe), forums (discussions longues), FTP(s) (partage
des fichiers), etc.
Quelqu’un doit également assumer le rôle de « guide », afin de coordonner l’ensemble.
Evidement, des liens sociaux et échanges lors de rencontres réels
sont toujours bénéfiques. Il est préférable de se rencontrer au minimum
une à deux fois par an.
- Préconisez vous des moteurs pré-faits ?
Oui et non. Créer un moteur particulier, spécifique au projet peut
être une bonne option, en plus d’être plus gratifiant. Néanmoins, les
moteurs open source, comme « Ogre 3D » utilisés parfois dans le milieu
professionnel, sont souvent de bonne qualité.
Les aides aux développeurs de jeux vidéo
Intervenants :
- Centre National de la Cinématographie (M. Lionel Prévot)
- Société NVIDIA (M. Guy Grenier)
- Société Intel (représentant absent)
- Région île de France (représentant absent)
Une aide à la préproduction par le Centre National de la Cinématographie
Le Centre National de la Cinématographie ou
CNC est l’organisme chargé de la gestion d’une aide nationale, le Fond
d’Aide à l’Edition Multimédia (FAEM). Cette aide fut mise en place dans
les années 2002-2003 pour répondre à une crise économique dans le
domaine du jeux vidéo ayant entraîné la disparition de plusieurs studio
indépendants français. Le FAEM s’élevait alors à un total de quatre
millions d’euros.
L’aide est destinée aux sociétés indépendantes et vise à leur permettre
de créer une maquette jouable d’un projet, dans le but de signer un
contrat pour ce projet avec un éditeur. L’aide est attribuée en
fonction d’un devis fourni par le studio, et peut s’élever jusqu'à 40%
du devis.
Modalités :
- Il ne s’agit pas d’une subvention, mais d’une avance remboursable(1)
- Cette aide est destinée uniquement aux sociétés en début de production
- L’aide ne concerne que les jeux originaux ou adaptation d’un œuvre littéraire ou cinématographique préexistante
- L’aide n’est pas limitée en terme de support, sont susceptibles
d’y accéder les jeux destinés à être portés sur console, PC ou même les
jeux on-line(2)
Comment obtenir l’aide financière ?
Le CNC effectue un « appel à projet », durant
lequel les studios sont invités à déposer leurs projets. Cet « appel à
projet » a lieu plusieurs fois par an et est reconduit d’année en année.
Les projets sont ensuite examinés par une commission d’experts
comprenant notamment de membres du ministère de l’économie, des membres
du ministère de la culture, des auteurs de jeux, des éditeurs et des
journalistes.
L’examen a lieux sur différents critères :
- Game design et qualité/originalité de l’univers créé
- Originalité du projet par rapport au marché dans lequel il s’inscrit
- Potentiel commercial
- Capacités, compétences et expérience(3) de l’équipe
Lorsque le projet est retenu, un contrat, prévoyant par exemple les
modalités de remboursement, est signé entre la société et le CNC.
Afin de ne pas induire de retard dans la pré-production, l’ensemble du
processus est rapide et 60% de l’aide prévue sont versés immédiatement.
Quelques chiffres …
Cette aide unique en Europe soutient en ce jour 132 projets proposés
par 91 sociétés. 350 projets ont été refusés depuis 2003, tandis que
les 17 millions d’euros totalisés par l’aide depuis 2002 ont permis
l’élaboration d’une maquette pour 90% des projets. 40 projets ont été
commercialisés, ce qui représente 30% de réussite, un taux équivalent à
celui de la production cinématographique, tout à fait honorable dans le
domaine instable du jeu vidéo
(1) Il n’y a obligation de remboursement que lorsque la société
parvient à signer un contrat avec un éditeur pour le projet soutenu
(2) N.B : les jeux auto-édités tels que les jeux en ligne ont droit aux
FAEM. La maquette obtenue grâce à l’aide sera discutée avec le CNC.
(3) Et ce, quel que soit l’âge de la société.
NVIDIA fournit des outils aux développeurs
Pas
question ici de support financier, en effet ce que propose la firme
privée NVIDIA est tout autre : Il s’agit d’une aide technique, sous la
forme de logiciels mais aussi de livres.
Partant du principe que « de nos jour, une carte graphique haut de
gamme n’a d’intérêt, pour le consommateur, que pour le jeux vidéo»,
NVIDIA cherche par cette action à faciliter l’utilisation des nouvelles
technologies graphiques par les développeurs, afin que le client puisse
profiter pleinement des capacités de son matériel.
Cette aide technique, disponible via téléchargement et inscription sur le site http://developer.nvidia.com/page/home.html, est destinée aux applications en 3D destinées à la commercialisation.
En contrepartie, la firme demande que son logo apparaisse dans le produit fini, ainsi qu’une exclusivité(4).
(4) Le développeur mentionne que le jeux fonctionne mieux sur les
cartes graphiques NVIDIA et utilise éventuellement des technologies
exploitables uniquement par ces dernières. Cela ne signifie pas que le
jeu ne doit pas être utilisable sur un ordinateur doté de composants
d’une marque concurrente de la firme.
Intervenants absents
La région Ile de France : un financement potentiel
Malgré l’absence de son représentant, il a été mentionné que la région
Ile de France mettait en place des financement pour les studios
franciliens. Malheureusement, peu d’informations ont pu être données.
Intel : des postes à pourvoir
Bien que n’ayant pu envoyer personne, la compagnie Intel à fait savoir
qu’elle mettait en place en Europe un système d’aide similaire à celui
qu’elle a déjà mis en place sur le continent américain. Si la nature de
cette aide n’a pas été formulée, la compagnie à tenu à faire savoir
qu’elle recherchait des ingénieurs-développeurs pour la mise en place
de ce système.
Article rédigé par Fistandantilus.
Site officiel du festival du jeu vidéo
Site officiel de Nvidia France
Demander une subvention pour son projet de jeu au près de la CNC
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